dimanche, 24 septembre 2017|
 

Marvel’s Agent Carter : l’espionne qu’on aimait déjà beaucoup trop (critique)

Petite sœur de Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D., descendante du MCU (Marvel Cinematic Universe), vue dans les deux Captain America, l’Agent Carter a désormais droit à sa propre série télé. Une première saison de seulement 8 épisodes dont on arrivera trop vite à bout. Vous dire qu’on a aimé ce season premiere serait un euphémisme. On vous dit pourquoi, et sans spoiler.
New York. 1946. Le cœur brisé après la mort de Steve Rogers, alias Captain America, l’Agent Peggy Carter reprend du service dans les bureaux de l’agence gouvernementale Strategic Scientific Reserve. Ses homologues masculins, qui ont oublié ou ignorent ses actes de bravoure durant la guerre contre Hydra, prennent un malin plaisir à lui confier des tâches de secrétariat. Mais Peggy, qui a sens de la répartie aiguisé comme une lame de rasoir, ne se prive pas pour leur rappeler qu’elle est un agent, comme eux. Son service est en effervescence lorsque des armes conçues par le milliardaire Howard Stark font leur apparition sur le marché noir et menacent de tomber entre les mains des ennemis des Etats-Unis. Un soir, dans une allée sombre, elle est approchée par Jarvis, le majordome de Starck. Ce dernier, désormais accusé d’être un traître à la nation, lui demande de laver son nom et de l’innocenter. A l’insu de ses collègues, Peggy devient un agent double. Sa première mission : retrouver l’acheteur d’un composé chimique hautement explosif.

A l’image de son héroïne, Marvel’s Agent Carter est une série qui sait ce qu’elle veut. Dès les premières minutes, elle raccroche le wagon avec Captain America. Ce qui permet à la fois de sceller une timeline, de s’ancrer à un univers et une époque déjà bien connus des fans du MCU, et surtout, et c’est là une des grandes réussites d’Agent Carter, de s’en éloigner tout doucement pour se créer sa propre idendité. La série s’affirme habilement sur un terrain que l’on aimerait voir davantage en télé : une héroïne forte, intelligente et qui ne fait qu’une bouchée de ses ennemis ou de la misogynie ambiante. Le feuilleton radiophonique que l’on entend dans le deuxième épisode, qui décrit l’une des aventures du Captain, mettant en échec les nazis et délivrant une belle infirmière sans défense, trouve une illustration un brin différente à l’écran : Peggy n’attend pas qu’on la sauve, c’est elle qui sauve le monde, sans son Captain.

Marvel’s Agent Carter, showrunnée par Tara Butters et Michele Fazekas, possède aussi une belle brochette d’acteurs, et des personnages avec lesquels on sympathise immédiatement. Peggy, tout d’abord, jouée par la pétillante Hayley Atwell, sait autant délivrer les coups de poings que les répliques pleines d’humour. Difficile de ne pas l’aimer. Elle est entourée de James D’Arcy, qui nous donne à voir un Jarvis (longtemps avant que Tony Stark n’en fasse son majordome robotique) tout ce qu’il y a de plus british : un peu coincé et casanier, qui dîne à heure fixe, mais qui se découvre un certain penchant pour l’aventure. Lui aussi nous gratifie de quelques moments de comédie tout en subtilité et en cocasserie. Enfin, un petit tour et puis s’en va, Dominic Cooper, alias Howard Stark lui-même, fait une apparition dans l’épisode.

Si Marvel’s Agents of S.H.I.E.L.D. a connu un démarrage plutôt laborieux, sans doute encombrée par le lien trop pesant qu’elle entretient avec la franchise des Avengers, mais aussi par un manque d’identité et d’une gallerie de personnages pas toujours attachants, Agent Carter a su éviter cet écueil et s’impose déjà comme un divertissement à la hauteur de nos attentes.

Source : Programme TV du 07/01/15


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